30.7.17

Dernier défi


Notre dernier défi est terminé. 
C'était  un logorallye. 

Les mots étaient les suivants : 
Lectrice, statue , mésange , bleue, tirelire, au revoir, vrillage, tailleur, farniente, sorbetière. 

Nous avons eu de très beaux textes tournai long de ce mois de juillet, merci ! 

Au bonheur d'écrire et de partager .... vous pouvez encore mettre vos créations jusque mi-septembre. 
N'hésitez pas à vous laissez inspirer par nos défis ! 

Bientôt ce blog va changer et nous allons grandir et embellir le site. Et nous vous inviterons à un nouveau concours ! 

Pour les plumes fidèles qui ont écrit tout au long de juillet, encore merci pour tous ces beaux textes ! 
J'en compte plus d'une centaine ! 
Adrienne, Alessandra, Anne Marie, Federica, Janine, Loretta, Ludmilla , Madeleine, Magali, Martine, Michel, Odile, Sandrine, Virginie, Yvonne et les anonymes. merci pour votre créativité ! 

Les plumes 

9 commentaires:

  1. Près de la fontaine Saint Michel

    Sur la place Saint Michel chauffée au soleil , l'heure etait au farniente . Les commerçants du village avaient dit au revoir aux vacanciers de juillet et ceux d'août commençaient seulement à faire leur apparition . Le glacier de la place nettoyait sa sorbetière. Une lectrice se prélassait, livre en main, humeur rêveuse bercée par le bruit du jet d'eau de la fontaine en cette forte chaleur. Une femme en tailleur , tenue insolite ici achetait une tirelire en grès à un artiste céramiste. Les ateliers d'artistes occupaient la ville pour une journée encore et attiraient des touristes. Plus cultivés Une mésange bleue se posa sur la statue de Saint Michel et se désaltéra lentement .
    Ca se passait place Saint Michel Une Apres midi de Juillet .
    Martine

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    1. Une scène très calme et visuelle on se croit assis au café merci

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  2. Tout aurait commencé avec une sorbetière, cadeau prime "tirelire" envoyé par la poste à Annabelle. Pas de mode d'emploi, ni de notice. La jeune femme est lectrice dans une petite maison d'édition "la mésange bleue". Par curiosité elle se lance dans la production de glaces et de sorbets. Elle rate les premiers litres mais se prend vite de passion pour cette texture glacée mi solide, mi liquide. Elle décide pour les vacances de visiter le pays des gelati et dit au revoir a son petit village quî n'a pour tout produit glacé que des surgelés. Elle vole vers Rome et la bas oublie le farniente. Elle veut tout voir forum, le trastevere, les musées et bien sûr goûter un à un toutes les glaces. Elle a chaud et se régale de gelati. Elle voudrait au retour se lancer dans la production de sorbets.
    Mais c'est au forum au pied d'une vestale qu'elle le rencontre. Il est beau, brun, un peu désorienté. Il examine une à une chaque statue, les touche, passe le doigt sur les éclats, goûte le grain du marbre. Il croise son regard étonné et lui explique à l'ombre d'un olivier. Il est tailleur, tailleur de pierre la bas dans les Balkans. Il apprend ici pendant l'été restaurer les accidents des pierres, à réparer. Ils visitent main dans la main la ville. Elle pour les glaces, lui pour les pierres et à la fin de l'été elle ne retourne pas au village, elle part pour Vukovar produire des glaces et lui tailleur des pierres, réparer les ponts, rendre leur nez aux saints et aux Vierges. En quittant Rome ils avaient les yeux noyés d'amour et des couleurs brûlés de chaleur et des trésors de Rome.
    Odile

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  3. "En tant que lectrice assidue, j´ai toujours été attirée par les revendeurs de livres d´occasion. Chaque ville ou souvent village a les siens, quel plaisir donc d´aller fouiner dans les étalages et découvrir au gré des couvertures l´immense palette des intérêts humains, allant de l´étude des comportements sociaux de la mésange à la description de l´évolution de la Sculpture de Praxitèle à Rodin. Dès mon plus jeune âge, je n´hésitais pas à vider ma tirelire pour aller acheter chez le libraire du coin l´un des contes d´Andersen ou de Grimm (mon préféré étant "le vaillant petit tailleur", peut - etre en hommage au métier de mon père) ou le dernier "Club des Cinq". Puis, non sans avoir salué d´un "au revoir" poli quoique hâtif la vendeuse, je rentrais précipitamment à la maison. Avant de regagner ma chambre pour m´abandonner, ma dernière acquisition sous le bras, à un "dolce farniente" littéraire, je passais par la cuisine où je me servais d´une glace fraîchement préparée par ma mère dans la sorbetière. Dans mon "royaume", je me recroquevillais dans mon fauteuil bleu préféré, ouvrais le livre sur mes genoux et posais la glace à portée de la main. Le voyage pouvait commencer!" Loretta

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    1. Le rêve un livre une glace et un bon fauteuil ! Superbe et merci

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  4. Ma fille m'annonce son arrivée pour demain, elle va me laisser Camille quelques jours. Elle exagère, elle aurait pu m'avertir avant quand même. Je commence par paniquer. Puis je me dis que c'est l'occasion, depuis le temps que j'ai envie de glaces, j'ai vu des recettes sur Internet, ça a l'air facile comme tout. Première chose, avoir une sorbetière. C'est pas au village que je vais trouver ça. Pas grave je vais faire un saut en ville. Tiens, le tailleur est sur la porte. Une vraie pipelette celui-la, il connait les faits de tous, faut dire qu'il a du temps de reste, plus personne ne lui commande de costumes sur mesure, il ne fait plus guère que des retouches.
    En passant devant la librairie pour enfants je jette un regard à la vitrine, un titre me saute aux yeux, “La Mésange Bleue”. Je le feuillette, c'est ravissant. Je le prends, Merci madame, au revoir. C'est Camille qui va être contente, qu'est-ce que t'en dis ? Je prends à témoin la statue du lion qui s'abreuve à l'eau du bassin. Ça lui est égal. Pas à moi, Camille est déjà une lectrice prometeuse, c'est de famille, et je n'aurais pas aimé qu'elle boude les livres.
    De retour à la maison je me plonge dans le livret des instructions, après tout c'est pas sorcier, je pense pourvoir m'en tirer. A l'heure du farniente je vais me lancer et faire un essai.
    Voilà, tout est prêt, la glace aux pêches, le paquet cadeau avec le livre, tiens, tant que j'y suis je vais mettre des sous dans sa tirelire. Je la vois déjà, elle va sauter de joie !

    Janine

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    1. Un jolî texte de vacances et de famille, merci

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  5. FIN DE SAISON (logorallye de clôture !)

    Fidèle lectrice de tous les défis de cet été parus sur le blog des «Plumes », j’avoue que j’étais quelque peu épuisée par tant de littérature et me suis dit que je méritais bien une petite pause de farniente, quelque part dans le sud, au fin fond de la Calabre. Après une recherche ardue sur internet, voilà que je tombe sur l’annonce d’un village perdu qui semble trop parfait pour être vrai : quelques maisons en pierre, une place ombragée avec une statue de la Vierge en plein milieu, un puits….Je craque pour une petite maison à la porte bleue, avec un jardin attenant plein d’arbres fruitiers, sur la photo on voit même une mésange sur un arbre, l’endroit doit être calme…Le prix pour une semaine de location est quelque peu exorbitant mais tant pis, il faut se faire plaisir, je casse ma tirelire et j’y vais.
    Au début tout se passe à merveille, la mésange est bien là, les arbres regorgent de fruits, la maison est bien équipée : il y a même une sorbetière prête à l’emploi, super, je vais pouvoir me faire des sorbets avec les fruits du jardin, je me régale d’avance…..Et tout d’un coup…..patatras ! Un bruit infernal qui arrive de la place, des coups de marteau à n’en plus finir…… Je sors et qu’est-ce que je vois ? Un tailleur de pierres, oui, parfaitement, vous avez bien lu ! Je croyais que ça n’existait plus, mais il est bien là, en train de casser ses pierres sur la place ! Je l’interpelle pour lui demander combien de temps cela va encore durer, et il me répond tranquillement qu’il en a pour toute la semaine, car c’est un travail commandé par la mairie qui doit être terminé dans les plus brefs délais ! Hélas, il ne me reste plus qu’à refaire ma valise et à dire au revoir à la jolie maison, à la mésange, à la statue…Il faut se rendre à l’évidence…..le paradis sur terre n’existe plus !
    Yvonne

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    1. Un très joli texte, on vit la scène merci

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