29.7.17

Un fait divers


Un fait divers insolite 

Il vend son âme pour 500$ sur internet 

Il trouve 1000€ et les porte au commissariat 

Il rentre chez lui et ses clefs n'ouvrent plus sa porte, une famille s'est installée chez lui pendant ses vacances. 

Sur une brocante il achète un tableau persuadé que pour cette somme il est propriétaire d'une croûte. En fait il s'agit d'un tableau célèbre qu'on croyait perdu.

En pyjama et en chaussons, Victoire, 4 ans fugue pour rejoindre son amoureux. 


Choisissez l'un des ces 5 faits divers et trouvez la suite. 

Si vous trouvez  d'autres faits divers insolites, n'hésitez pas à vous en inspirer. 

A vous de jouer avec les mots 

Une plume 



9 commentaires:

  1. Marcel boit lentement son café. Sa coéquipière a bord de la lourde voiture de la gendarmerie royale téléphone au poste. Marcel observe une Corolla quî roule prudemment le long de la promenade. Derrière le volant une touffe de cheveux émerge à peine. Il s'extrait de son Siège et court au bord du parking. Deux petites mains contrôlent la conduite. Marcel se propulse vers le feu de signalisation et provoque le rouge. La voiture stoppe. Le gendarme tapote a la fenêtre tandis que Betty vient le rejoindre.
    Bonjour, tu vas où ma jolie
    Hello je vas chercher Jim pour un walk, Monsieur
    Tu as la licence ? tu t'appelles comment
    Je ... Victoire
    Victoire comment ?
    Betty lache intriguée il habite ou ton choum ? Enfin Jim
    Pas loin, par la
    Un petit doigt indique la direction de Rockfill
    T'es pas fatiguée ? T'as quel âge ?
    Si un peu. J'ai quatre et demi. Elle montre ses petits doigts et en plie un. Elle murmure : mais il m'attend, Jim, je le sais. On a le breakfast en amoureux

    Les parents prévenus grâce à l'adresse trouvée sur l'étiquette des clés arrivent essoufflés.
    Victoire, tu fais quoi ? la ? Prendre la voiture mais ...
    La petite bonne femme : je sais la drive mieux que Maman. J'ai rien cassé !

    La Maman pleure un peu et la petite la console :
    Je vais prendre des cours Maman, pour la licence, promis.

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  2. Un chef d'œuvre en brocante
    Sur la place du Bourguet , à Forcalquier se préparait le vide grenier du dimanche , un mois de juin avant la saison touristique. Stands de vêtements et de linge de particuliers et brocanteurs locaux alternaient , a des prix dérisoires pour les premiers, modiques pour les seconds . Un stand etait particulièrement désordonné . Les propriétaires avaient vidé une vieille maison de Ganagobie et transporté Le tout dans la fourgonnette de la ferme presses de liquider. Tout était couvert de poussière , il fallait fouiller. Ce qui ne serait pas vendu irait sans doute à la décharge de Fontienne .Marius , retraité vivant à Paris passait à Forcalquier une partie de la belle saison et se dirigea comme à son habitude vers la terrasse du PMU où il prenait son petit noir chaque matin vers 7h30 avant les heures chaudes de la journée .un tableau attira son regard, un foisonnement de couleurs en petites touches se détachant d'un fond sombre. Il représentait un vase en verre tripode empli d'un énorme bouquet de fleurs des champs que llLes corolles emplissaient jusqu'au fond, dans l'eau du récipient, luxuriance et beauté saturante . La profusion des couleurs etait frappante, comme si le peintre s'était donné pour but de rassembler en un seul bouquet toute la gamme des tons les plus riches de sa palette. Un mur sombre en arrière plan et la table vert kaki terne où le vase était posé restaurait le contraste et la sobriété nécessaire .Marius l'acquit :" 20 euros , le premier client porte chance !" . Il le garda dans son bureau à Paris et un jour , pousse par un ami Le porta à Drouot pour le faire estimer. À sa vue , l'expert s'exclama. " c'est un Monticelli , il y a pratiquement Le meme au musée Van Gogh d'Amsterdam . L'expertise découvrit la signature masquée par le cadre que Marius n'avait jamais ôté . L'enquête révéla que le tableau etait le second d'une paire Que l'on n'avait jamais retrouvé . Pendant son enfance Monticelli avait vécu à la ferme de Ganagobie et y etait resté attaché . Avait il donne ce tableau a des voisins ou amis et la toile s'était Elle retrouvée au fil des générations dans un grenier à cette époque où l'on ne jetait rien. Marius remercia l'expert . Le tableau , désormais répertorie en collection privée , il le garda .
    Martine

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    1. Un joli texte bien écrit et crédible. On voit cadre et tableau
      Le titre donné par l'auteur est un Monticelli au vide-grenier

      Merci martine

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Romeo des Gouttières.
    Les journeaux des Pays Bas avaient parlé de lui. Son exploit avait fait jaser dans les chaumières. Rêver aussi. On l'avait surnommé le Roméo des Gouttières et pendant quelques jours il était devenu un véritable héros. Comme c'était romantique ! Pensez, amoureux fou d'une jeune voisine, il avait décidé une nuit de la rejoindre en grimpant jusqu'à son balcon. Il suffisait d'escalader la gouttière. Pas compliqué. Seulement à moitié parcours la gouttière avait cédé et le preux chevalir s'était retrouvé gisant au sol avec les deux jambes fracturées. Plusieurs mois de plâtre et une lomgue rééducation avaient été nécessaires.
    Le père était un personnage haut placé. Il n'en pouvait plus des frasques de Rudolph. Mais alors, plus du tout. Il décida de l'éloigner et il l'envoya faire un stage dans une banque à Barcelone, au moins il apprendrait l'espagnol. Là-bas personne ne connaissait son histoire, mais il ne tarda pas à gagner un nouveau surnom, El Perro Loco, le Chien Fou, et c'était vraiment bien trouvé.
    Il faisait bien quelques progrès dans la langue mais assagi... fallait pas trop y compter. Après avoir essayé de séduire la réceptionniste et une archiviste de la banque, il tomba amoureux d'une danseuse de flamenco du Barrio Chino et se fit rouer de coups par ses frères. Puis ce fut le tour d'une trapéziste d'un cirque itinérant. Pendant tout l'été il la suivit de ville en ville. Comme il n'était doué pour aucun numéro il avait fini ramasseur de crottin. Ça l'avait un peu découragé.
    Ayant dilapidé son compte en banque il avait fini par rentrer aux Pays Bas. Au cours de ses tentatives d'acrobaties au cirque il s'était fait mal à une jambe et on l'envoya pour un contrôle à l'hôpital où il avait été soigné. Et avec qui se retrouva-t-il face à face ? Avec Helga, la jeune infirmière qui s'était occupée de lui à l'époque et qui le regardait comme s'il était le Messie. Allait-il laisser passer une si belle occasion ? Il tomba amoureux d'elle et lui fit même un enfant. Sa famille l'obligea à l'épouser. Nouveaux titres dans les journeaux : “Roméo des Gouttières épouse son infirmière.”
    Les chiens fous peuvent-ils se calmer ? Peut-être, mais rien n'est sûr. Et puis ne serait-ce pas un peu dommage ?
    Janine

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  5. Les danseurs du Trastévère
    “Dis, tu as vu les journeaux ? Tu te souviens les danseurs noirs, les jumeaux, ils se sont noyés. Il y a même une photo dans le “Messaggero”.
    Au Trastévère tout le monde les connaissait. Leur grâce naturelle appelait les regards et leur beauté insolite étonnait sans doute moins que leur étrange chevelure. En les voyant passer toujours à la même heure et dans la même direction on savait qu'ils allaient manger à la communauté de Sant'Egidio. Mais personne ne soupçonnait qu'ils vivaient dans un abri de fortune sur les bords du Tibre.

    John et Jérémy étaient jumeaux monozygotes. Identiques, inséparables et indissociables. Depuis l'enfance la danse les habitait. Nés aux Etats-Unis ils avaient fini par échouer à Rome, après de nombreuses vicissitudes et ils espéraient pouvoir y vivre de la danse. Mais la Ville Eternelle ne fut pas l'Eldorado dont ils avaient rêvé. Leurs économies ayant fondu et n'ayant plus les moyens de payer un loyer, même modeste, ils s'étaient arrangés. Ils avaient repéré sur les bords du Tibre, du côté du ponte Sublicio un endroit isolé, bien protégé par des arbres et des buissons. Avec des tôles et des planches ils avaient construit une cabane et malgré leur dénuement ils arrivaient à vivre avec une certaine dignité. Ils avaient fini par obtenir un contrat dans une boîtes de nuit du Trastévère. Mais il fallait trouver l'idée géniale qui les conduirait au succès. Ce n'était pas si facile, tout semblait avoir déjà été inventé.
    Pourtant un jour ils pensèrent avoir trouvé. Une perruque. Ils allaient inventer une perruque qui étonnerait le monde. Avec un enthousiasme d'enfants ils achetèrent des kilomètres de fil de nylon noir et avec une infinie patience ils se mirent à faire de minuscules tresses qui leur cisaillaient les doigts et finissaient par les obséder, envahissant leurs rêves dans lesquels elles grouillaient comme des serpents. Une amie costumière les aida à les fixer sur un canevas et ils réalisèrent d'invraisemblables perruques qui leur descendaient jusqu'aux reins. Elles étaient très lourdes. Quatre ou cinq kilos peut-être. Les journaux parleront de sept kilos. Pour les fixer ils durent raser leur crâne et utiliser une colle spéciale, une sorte de mastic. Il fallait que ça tienne. Et il fallait que ça marche. Le succès allait arriver. Au bout des tresses. Il ne manquait plus qu'une bonne chorégraphie.
    Le jour du 15 Août la canicule écrasait une ville semi déserte. Les romains s'étaient réfugiés à la mer ou à la montagne. Les touristes trempaient leurs pieds dans les fontaines en mangeant des glaces. John et Jérémy avaient passé un après-midi tranquille, assis devant leur cabane sous les arbres, en mangeant quelques tranches de pastèque. Leur refuge était une oasis de calme et ils y jouissaient d'une relative fraîcheur. Lorsque le soleil déclina, Rome prit des aspects de décor baroque.

    Janine

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  6. Les danseurs du Trastevere suite

    Alors ils se mirent à danser, pour le plaisir. Les reflets de l'eau et les rayons du soleil filtrant à travers les arbres créaient une atmosphère irréelle. John et Jérémy évoluaient sur un rythme tantôt lent, tantôt rapide, mimant leurs émotions et leurs espoirs. Les mouvements fluides et équilibrés, précis, s'enchaînaient avec aisance. Chaque pas créait des images de beauté et d'harmonie. Et puis soudain ces deux corps parfaits, à demi nus, s'envolaient et l'espace d'un soupir ils restaient comme suspendus dans la poussière étincelante des derniers rayons du soleil, comme de grands oiseaux de lumière. Emporté par sa fougue, sa fureur de vivre ou ses désirs frustrés, John se mit à tournoyer de plus en plus vite. On n'entendait que le bruissement de l'air froissé par son corps. Il tournait, tournait... et les tresses l'emportèrent.
    Il tomba dans le fleuve. Jérémy dans un hurlement se jeta à l'eau et il réussit à l'agripper mais les perruques trop lourdes les entraînèrent vers le fond. Les deux frères prisonniers d'un cauchemar silencieux se débattirent en vain accrochés l'un à l'autre, les tresses aux mouvances de reptiles les faisaient ressembler à de stupéfiantes Gorgones. Et puis les eaux s'étaient refermées. Le soleil avait disparu et il ne resta plus devant la cabane qu'un morceau de pastèque et quelques guêpes bourdonnant encore dans le silence du crépuscule.
    ​Janine

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    1. Quelle belle histoire et quelle tragédie. Cela va au cadre du Trastevere
      Merci Janine

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